Tous les articles par Dina Maillard

Pour l'instant jeune lycéenne de 18 ans, en terminale littéraire. L'année prochaine je pars en année de voyage humanitaire pour une durée de 10 mois.

7 mois 15 jours

Florianópolis – Brésil

Pas de nouvelles, bonnes nouvelles ! Dépasser le cap des 7 mois ca fait quelque chose et je voulais le partager. En 7 mois il s’est passé de tout, du bon, du moins bon, de l’imprévu, des rencontres que je ne pourrais pas oublier et des endroits qui vont rester graver dans ma cabeza (trad. tête). En voyageant dans ces pays, on apprend à relativiser, voire les choses d’un autre œil et porter un regard nouveau sur le monde qui nous entoure. Nous sommes privilégiés, en Europe. « L’argent ne fait pas le bonheur », on peut le voir ici. Avec peu, finalement on s’aperçoit que les gens sont plus ouverts, toujours prêts a vous faire profiter de ce qu’ils ont sans attendre quoi que se soit en retour.

L’idée européenne de l’Amérique du Sud est fausse. Certains pensent que 90% des gens sont dangereux. C’est bien le contraire. Bien évidemment des gens louches, j’en ai vu, je ne me suis pas sentie safe partout mais jamais je n’ai eu à faire face à une situation dans laquelle on me voulait du mal. Dès que j’ai eu un problème, quelqu’un a été là pour m’aider et il l’a fait de bon coeur.

Actuellement au Brésil, je n’avais absolument pas prévu d’y passer. Pourtant après une rencontre en Ecuador, j’ai décidé d’y faire un tour. Au début, je me disais « pas plus d’une semaine ». Ca va bientôt en faire trois.

Florianópolis, alias Floripa pour les intimes, a gagné mon coeur. Île de hippie, bonnes vibes et des gens d’une grande gentillesse. Tout ça dans une onde de partage constante. Des plages magnifiques, entre piscine naturelle et eau translucide. Accompagné d’un soleil qui répand la bonne humeur. Au Brésil on dit que cette île est magique et en y allant j’ai compris pourquoi.

Durant ce voyage j’ai eu la chance de voir des paysages merveilleux qui resteront avec moi. Les chutes d’Iguazu, le Machu Picchu, le Salar des Uyuni font partis de ces merveilles. Des paysages où l’on sent que la nature possède toujours un droit inébranlable. Face à ça, on se sent bien petit.

7 mois 15 jours

Florianópolis – Brésil

Pas de nouvelles, bonnes nouvelles ! Dépasser le cap des 7 mois ca fait quelque chose, et je voulais le partager. En 7 mois il s’est passé de tout, du bon, du moins bon, de l’imprévu, des rencontres inoubliables et enfin des endroits qui vont rester graver dans ma cabeza (trad. tête).

En voyageant dans ces pays, on apprend à relativiser, voire les choses d’un autre œil et porter un regard nouveau sur le monde qui nous entoure. En Europe de l’ouest, il faut se le dire, nous sommes privilégiés. « L’argent ne fait pas le bonheur », on peut le voir ici. Avec peu, finalement on s’aperçoit que les gens sont plus ouverts, toujours prêts a vous faire profiter de ce qu’ils ont sans attendre quoi que se soit en retour. Le contact humain est préservé ici et au cœur de la relation, laissant l’intérêt de côté. On sent une authenticité dans les rencontres ici, qui se perd par chez nous. La simplicité et l’absence de jugement est présente et dans les relations et dans la manière de vivre. Cela fait que l’on s’autorise bien plus à être soi-même sans se préoccuper de ce que pourront penser les autres.

L’idée européenne de l’Amérique du Sud est fausse. Certains pensent que 90% des gens sont dangereux. C’est bien le contraire. Bien évidemment des gens qui m’ont fait me sentir mal à l’aise, j’en ai vu, je ne me suis pas sentie en sécurité partout, mais jamais je n’ai eu à faire face à une situation dans laquelle on me voulait du mal. Dès qu’un problème se présentait, quelqu’un fut là afin m’aider, et ce de bon coeur.

Actuellement au Brésil, je n’avais absolument pas prévu d’y passer. Pourtant après une rencontre en Equateur, j’ai décidé de faire le détour. Naïvement, je me disais « pas plus d’une semaine ». J’entamme bientôt la troisième.

Florianópolis, alias Floripa pour les intimes, a gagné mon coeur. Île de hippies, bonnes vibrations et des gens d’une gentillesse immense. Tout ceci dans une onde de partage constant. Des plages magnifiques, entre piscines naturelles et mer translucide. Accompagné d’un soleil répandant la bonne humeur. Au Brésil, on dit que cette île est magique… En y allant, j’ai compris pourquoi.

Durant ce voyage j’eu la chance de voir des paysages merveilleux, ces derniers resteront avec moi. Les chutes d’Iguazu, le Machu Picchu, le Salar des Uyuni sont une part de ces merveilles. Des paysages où l’on sent que la nature possède toujours un droit inébranlable. Face à ça, on se sent bien petit.

[ Fin du Costa Rica]

Je suis arrivée au Costa Rica début octobre et en suis partie le 10 décembre. Après être restée un peu plus de deux mois sur la côte Caraïbes, je ne peux que vous conseiller de vous y rendre. Dans ce pays, il est impossible de faire 2 pas sans se retrouver en plein milieu de la nature (hormis à San José, comme chaque grande ville). Je suis donc restée deux mois dans cette petite ville, nommée Puerto Viejo, au bord de la mer (dans laquelle il est possible de se baigner à 4 h du matin  ). J’ai travaillé dans un centre de sauvetage d’animaux, le Jaguar Rescue Center. J’y ais rencontré des gens formidables, des passionnés et je me suis même demandé si je ne voulais pas y rester. J’étais d’ailleurs censée rentrer le 10 novembre mais ai intentionnellement raté mon avion 🙂 . Pendant 5 semaines, j’ai travaillé à La Ceiba, la réserve naturelle dans laquelle les animaux du centre étaient relâchés. Ce qui signifie que chaque jour je me promenais avec des ratons laveurs, m’occupais de singes, de kinkajou… Et c’était vraiment chouette ! Même si deux-trois trucs du style enlever des tiques grosses comme cerise me faisait pas forcément plaisir. Il n’empêche que c’est un endroit qui m’a énormément plu, bien qu’il n’y ait aucun contact avec le monde extérieur (hormis les weekends).

Maintenant, j’aimerais vous parler un peu du Costa Rica. Là-bas et particulièrement à Puerto Viejo existe une vibe que je n’ai encore jamais vu. Quand j’étais sur mon vélo, tous les gens que je croisais me saluaient et me disaient « Pura vida ». Constamment. J’ai rencontré beaucoup de ticos (costaricien) dans les rues, qui marchandaient. Je me suis assise avec eux, ils m’ont appris le macramé, me parlaient de leur famille, de leur vie ici. Et je trouve ça assez merveilleux. Ce sont des gens qui malgré le fait que la vie est extrêmement chère, gardent le sourire en toute circonstance. Dites vous que pour un pack de 6 bières, on payait environ 4000 colonnes ce qui représente 8 euros (pour la bière locale). Cependant après deux mois de vie là-bas, on sait où faire ses courses et on apprend bien à négocier.

Je ne peux que recommander le Costa Rica, comme un pays où il fait bon vivre et où la vie est vraiment extrêmement chill.

Cependant, quand je suis arrivée je n’ai pas du tout fais attention. J’arrivais de Bogota et dès que j’ai mis un pied à Puerto Viejo je me suis tout de suite sentie safe. C’est fort trompeur. Plus le temps passe et plus on entend des histoires. Par exemple, en ville les voitures de police faisaient souvent des rondes et allumaient seulement leurs feux. Nous nous sommes souvent demandés pourquoi et après un mois nous avons la réponse. Il y avait un baron de la drogue dans la ville, lequel était connu de tous et salué de tous. Y compris la police, qui allumait en fait ses feux pour le prévenir de son arrivée. On s’est vraiment cru dans Narcos.

[ Bocca Del Toro ]

A voir absolument. Bocas Del Toro est au Panama, à 2 h de Puerto Viejo. Et c’est M-A-G-N-I-F-I-Q-U-E. Pensez aux paysages de « Pirates des CaraÏbes » c’est exactement ça. On est partit avec des potes, pendant 3 jours. On a vu des dauphins sauvages, on a nagé avec du phytoplancton au milieu de la mer, la nuit, avec un ciel étoilé sans un pet de nuage. On a été 2 à en pleurer de joie. Après, j’avoue que je n’aime pas particulièrement le Panama. La vibe n’y ait pas aussi bonne qu’au Costa Rica et surtout les locaux ne sont pas aussi sympathiques et ouverts. Dernière chose, tout Panama veut t’arnaquer, et ce en continu. Mais ça reste qu’en même à voir :

[ Trip de retour à Bogota ]

J’ai quitté Puerto Viejo le 7 décembre avec Diego, un ami ticos pour rejoindre San José en voiture. Le lendemain, j’ai pris le bus à 12h et suis arrivée à 3h du matin à Panama city. Le bémol c’est que casco viejo (la vieille ville de panama city) n’est pas vraiment recommandable la nuit. Du coup 5h plus tard, toujours au terminal de bus j’ai rencontré un taxi driver avec lequel je suis allée prendre mon petit-déjeuner. Ce même homme m’a ensuite emmené au canal de Panama. Là, boom, 15 dollars pour voir le canal. Effectivement c’est assez impressionnant mais je ne vais pas mentir, ca reste un canal avec des écluses et des gros bateaux. Mais c’est à peu près tout. Le plus intéressant reste l’histoire du canal.

Une fois sortie du musée, j’ai rencontré un couple d’espagnol qui m’a gentiment offert un ticket de bus pour rejoindre le plus grand mall de l’Amérique Latine. J’avoue qu’il était à peu près 12h et qu’avec mon backpack de 17kg sur le dos, je m’imaginais mal aller dans la vieille ville. Mais, j’ai rencontré un type de la sécurité avec lequel je me suis un peu posée. Ce dernier m’a présenté un de ses amis taxi driver pour qu’il m’emmène pour 3 dollars dans casco viejo. Finalement, je me suis retrouvée quelques heures plus tard à faire du macramé avec Allan, qui vendait ses créations dans la rue, et à boire des binouz avec des panaméens. C’était fort sympathique .

Je me suis séparée d’eux sur les coups de 22h pour rejoindre l’aéroport un peu crevée je l’avoue. Et j’avais faim. Très faim. Problème résolu grâce à une michigannaise qui vivait à Bocas Del toro et qui m’a gentiment offert une moitié de pizza. Après m’être remplie l’estomac, je me suis posée dans un coin de l’aéroport pour essayer de dormir ce qui évidemment pas marché et ai attendu mon avion qui partait à 5h du matin.

J+34

Salut l’Europe,

Ici, je vous fais un petit consensus des jours passés et de cette semaine. Cette semaine je l’ai passé dans la jungle, dans une « primary forest » qu’on appelle La Ceiba. J’ai vu des poison dart frog, des serpents, des moustiques qui font la taille de ma main (j’exagère à peine), des araignées (banana spiders) qui pour le coup font vraiment la taille d’une main, une belle ribambelle de singes et d’animaux en tout genre (ce qui inclut les bullit ants, des fourmis énormes qui, quand elles piquent font aussi mal qu’une balle de revolver). C’est l’un des plus beaux endroits qui m’est été donné de voir dans ma vie. Je n’avais encore jamais vu autant de nature dans ma vie (oui, je sais c’est ce qu’on appelle « une jungle »). Et lorsque l’on écoute, on peut entendre des milliers de bruits différents, ça a son côté magique. J’ai même vécu une expérience presque psychédélique là-bas. Certains disent ici que se sont les énergies de la jungle. En tout cas, c’était une semaine formidable, où il m’a été donné avec des amis de relâcher Muxu, un singe hurleur. J’y retourne déjà demain pour une semaine gratuite (youhou!) où je vais m’occuper de la réserve.                                                           Le seul bémol, c’est les ratons-laveurs qui viennent manger ton manger et le petit-déjeuner qui jour après jour se compose exclusivement de pâtes et de gallo pinto (du riz et des beans).

Jusqu’ici le voyage ne prenait pas tout son sens et pourtant, maintenant il l’acquiert. J’ai rencontré des gens formidables, qui sont maintenant des amis et avec lesquels je vais peut-être me faire tatouer ! On se rend compte qu’il existe certaine chose auxquelles on ne donne plus autant d’importance et donc de pouvoir. Certaines deviennent même obsolètes. Il n’existe aucune limite à mon possible dans l’instant présent et rien ne me retient. Tout a une forme de souplesse et de finesse. Tout est chill. Effectivement quand on voyage c’est plutôt chill, c’est cool, tout le monde trouve ça fantastique et ça l’est aussi. Mais c’est pas toujours simple. Dans la phase d’acclimatation, on peut se sentir seule, pas envie de sociabiliser, on vit le moment où on mangerait bien un bon tartare, boire l’eau du robinet et avoir du PQ stylé. Une fois que ce moment est passé, on se rend compte qu’on a rencontré des gens géniaux, que la vie est belle et qu’on est pura vida. Tout ça pour dire que le voyageurs solos c’est hyper cool pour plein de trucs mais que c’est quand même sympa d’avoir quelqu’un avec soi ou d’avoir la chance de rencontrer des gens tip top de temps à autre.

Concernant les locaux, ils sont adorables. Jusqu’ici j’ai vécu une seule situation désagréable. Les sourires sont par milliers, les « holà », les « pura vida » et j’en passe sont quotidiens. Etre heureux est donc possible, pour ces gens qui vivent de la débrouille et du marchandage. Personnellement je respecte les gens d’ici, j’ai parlé avec eux, me suis assise avec eux et malgré l’écart de langue nous avons tous fait l’effort de nous comprendre. J’ai rencontré quelqu’un qui vit de peu et s’est mit en tête de m’apprendre le surf. Je me suis assise avec des marchands dans la rue et leur ais demandé de m’apprendre le macramé, ce qu’ils ont fait. Un autre m’a proposé de venir dans sa maison sur la côte pacifique. Je ne peux pas dire que je ne me méfie pas, mais je sens que les gens ici possèdent une générosité et une sympathique que je n’avais encore jamais vu.

 

Ce que j’aurais aimé qu’on me dise avant le voyage :                                                        NE PAS PRENDRE DE BILLET DE RETOUR !! Oui, c’est vrai tout les pays demandent un billet de retour pour passer la douane. Cependant, j’ai appris qu’il était possible de se louer un billet de retour pour quelques dollars ou tout simplement d’avoir un pote hacker (mais c’est déjà plus complexe…).                                                                          ACHETER UN VELO, oui comme ça tu payes pas 60 dollars de location par mois (si tu restes longtemps) mais seulement 40 dollars pour un vélo acheter et revendre ensuite. C’est tout bénéf’ !                                                                                                    ETRE AU CLAIR AVEC TA BANQUE, je suis justement actuellement en plein conflit, mené d’une manière des plus diplomatique, avec ma banque.                                            TOUJOURS DEMANDER COMBIEN CA COÛTE. Histoire de pas te faire avoir (comme moi).

Pour terminer, j’ai mangé hier un pollo caribeno et c’était l’éclate gustative ! A une prochaine, bisou !

J. 14

Buon diàs !
Alors, qu’est ce que j’ai appris jusqu’ici? Primo –> Quand on part dans des pays en voie de développement, on prévoit un budget « eau » (assez important) parce qu’ici, bien que se soit pas très classe à admettre, on sue tous beaucoup. C’est comme ça, hein, personne n’est parfait. Et en plus on vous dira peut-être que l’eau ici et là est potable, bon c’est pas totalement faux mais c’est pas totalement vrai non plus. Du 50/50, à vous de prendre le risque ou pas.
Secundo –> Le Costa Rica, contrairement à ce qu’on pourrait croire, n’est pas cheap même bien au contraire, un légende des voyageurs locaux dirait que c’est même plus cher que l’Europe.
Maintenant ! Ce qui m’est arrivé depuis mon débarquement ! En premier, je chope une bonne vieille maladie locale qui fait bien plaisir (histoire de me fondre dans le paysage). La totale, du vertige en passant par la fièvre et les hallucinations (par la déshydratation comme dans les western). C’était sympa.
Sinon, niveau good news ! J’ai commencé au Jaguar Rescue Center et c’est franchement top. On s’occupe des paresseux (dont je connais par coeur maintenant, le système digestif), des singes, des perroquets, des mangeurs de fourmis, du cochon sauvage nommée Chanchi, des toucans et encore pleins d’autres. 🙂                                  Oui, ils sont tous adorables, particulièrement les bébés singes.

Autre good news, j’ai fais l’acquisition d’un vélo en (presque) parfait état de marche ! Négociations fortes plaisantes avec un dreadeu du coin nommé Eugène, une chance pour moi parce que ma pince à linge de voyage aussi s’appelle Eugène. Je lui ai donc présenté mon compagnon de voyage, ça l’a fait rire et on a pu discuter affaire tranquillement.

J+8

Voilà deux jours j’ai appris quelque chose de très important si vous voulez voyager. N’oubliez rien ! C’est-à-dire? C’est à dire par exemple ne faites pas comme Dina Maillard et n’oublier pas votre carnet de vaccination!

Que je vous raconte mon trajet jusqu’au Costa Rica, qui m’a littéralement pris 59h (j’ai compté). Je suis partie vendredi de Bogotà, arrivée à l’aéroport plus de place dans mon avion (aller savoir pourquoi, ça reste le super mystère de la compagnie aérienne). Bref j’arrive à Panama city sur les coups de 16h et je rencontre Alejandro et Tomas tous les deux argentins avec lesquels je partage un uber, direction Casco Vieijo (la vieille ville). On se pose, une binouz à la main, ils sont fort sympathiques mais je dois me rendre à l’Albrook Terminal pour prendre mon bus à 00h00. Par ailleurs, expérience personnelle, panama n’est pas cheap. En tout cas là j’ai été, ca ne l’était pas (20 dollars pour des clopes ça fait mal aux fesses).

Arrivée au bus, j’embarque toute contente d’aller au Costa Rica. Tout se passe pour le mieux jusqu’à la frontière. ET LA. Au panama, aucun problème. Par contre à la frontière avec le Costa Rica on ne me laisse pas passer parce que je n’ai pas mon carnet de vaccination (que j’ai oublié à Paris, vachement intelligent ! ). Donc j’essaye vainement de parler à la dame de la douane et de la convaincre avec mon espagnol catastrophique. Evidemment ça ne marche pas, elle me fait rentrer dans son bureau et me demande mon passeport pour me renvoyer au Panama. Hors de question ! Elle part faire je ne sais quoi et j’en profite pour filer.

Consensus : Dina, seule, à la frontière, sans tampon pour le Costa Rica, dans un endroit peu recommandable. J’avoue je panique, je dois être dans 2 jours au Costa Rica pour travailler dans un centre animalier. Et j’ai aussi un peu peur, il n’existe personne que je connais à plus de 200-300 km à la ronde pour m’aider. Je fais comment?

Et là ! Est apparut Oscar, qui travaillait dans un petit mobil-home. Un homme adorable, qui m’offre des noix de coco à foison et avec lequel je parle par intermédiaire de google traduction (merveilleuse invention au passage). Cependant lui-même me dit de ne faire confiance à personne et que je dois quitter cet endroit au plus vite. Il appelle un ami, qui lui dit qu’effectivement on ne peut passer avec une copie. Désespoir.

Et là ! Apparaît Soul qui travaille pour la compagnie de bus, Ticabus. Lui m’apprend qu’il peut m’avoir le tampon. Youpii ! Bon c’est pas sûr mais c’est peut-être possible ! Je m’installe donc avec lui et ses amis et j’attend. A 17h enfin, il me dit qu’on va réessayer à la douane, j’ai le cœur qui bat à 2000 à l’heure, j’ai vraiment envie de passer cette fichue frontière. ET CA PASSE ! Heureuse comme jamais avec mon passeport et mon tampon, je retourne avec Soul et Rogelio, un homme adorable qui m’obtient un ticket pour le prochain bus.

Finalement après 3 demandes en mariage, 15 h à la frontière, en ne m’étant pas douché depuis 2 jours et en ayant mangé une noix de coco, je monte dans le bus. Tous le monde me prend dans ses bras en me disant « pura vida » (ce qui est ici utilisé pour à peu près, du bonjour à l’au revoir en passant par le merci et le de rien). Du coup, ce petit imprévu qui me paraissait insurmontable s’est changé en histoire drôle, donc plutôt cool.

Arrivée à San José, 2h du mat’, direction le premier hôtel et le plus gros dodo de ma vie. Je réussi à ne pas louper le bus pour Puerto Vieijo de Talamanca à environ 30 secondes près et me voilà assise par terre pour 4 h. Un paysage magnifique, on passe à travers 1000 jungles, des bananiers à perte de vue. Très franchement jusqu’ici je n’avais jamais rien vu d’aussi beau jusqu’à Puerto Vieijo. Enorme coup de coeur,  il faut s’imaginer une mini Jamaïque dans une seule et unique ville. Des dreads à perte de vue, des bijoux faits main magnifiques et tout le monde vous dit bonjour en vous accueillant comme il se doit. Des gens adorables et un cadre pour lequel on vendrait son âme au diable.

Voici quelques photos, histoire que vous voyez ce que je vois 🙂

J + 2

Salut tout le monde,

Ca y est ! Après 11h de vol j’ai débarqué à Bogotà avec mon mètre 60, mes p’tits cheveux blonds, mes yeux bleus et mon sac de 14 kg. J’avoue que lorsque le pilote à annoncé qu’on commençait à descendre pour atterrir, j’ai paniqué et je me suis dis « Qu’est ce que tu fous ? Repars en France à la nage et grouille toi ! ». Finalement j’ai finis par descendre de l’avion et ai été accueilli par ma famille que je n’avais pas revu depuis 11 ans. Super ambiance, sympa comme tout !

Alors première chose qui change! Ici, c’est pas la bise à la française! On fait qu’une seule fois la bise sur un côté de la joue, vous imaginez pas combien de fois je me suis faite avoir. Effectivement t’as pas l’air très intelligent quand tu cherche la deuxième joue du type devant toi. Segundo ils ont tous des bagnoles de séries américaines énormes où t’as du mal à rentrer quand tes jambes font 50 centimètres. Les routes à Bogotà sont complètement détraquées, y’a des trous partout. Tierto, niveau culinaire ils pèsent. Des bananes à la vapeur aux Arepa c’est l’éclate ! Quatro, niveau temps c’est imprévisible, il fait beau, chaud (y’a du soleil et des nanas) et tu choppes un coup de soleil en 10 min chrono et la seconde d’après c’est le déluge (mais pas à l’européenne, le vrai déluge comme dans l’arche de Noé).

Enfin pour finir mon niveau en espagnol est toujours proche de 0. Après je me dis qu’avec « vamos a bailar » et « vamos a beber » je peux toujours commencer quelque chose! 🙂

Aller salut, à la prochaine !

 

Danger: petit oui, grand non.

“La plus grande audace est fille de la plus grande peur.” Francisco De Quevedo.
Souvent, lorsque je parle de mon projet on m’alerte immédiatement sur le danger. Effectivement l’Amérique Latine n’est pas un continent « sans danger ». D’ailleurs y a-t-il un continent sans danger? Cependant je compte bien y faire mon petit bonhomme de chemin. Peut-être pas sans embûche(s) mais certainement en ne finissant pas avec un organe en moins. Evidemment je suis tiraillée entre ma sécurité de mon environnement connue et l’élan vers mon autonomie. C’est déroutant, et j’ai fais le choix de me confronter à cette pétoche, de me confronter à l’inconnu.

De toutes les manières, une vie plan-plan, bien tracée par ce qui semble être convenable ne me convient pour l’instant. Mon exploration de la toile m’a guidé vers les exemples suivants de femmes qui sont parties seules et en sont revenues!

Anick-Marie Bouchard qui voyage solo et grâce à l’auto-stop a parcouru 80 000 km. Globe Stoppeuse Nomade depuis 2002, elle a co-écrit la Bible du Grand Voyageur chez Lonely Planet. Conférencière du voyage d’aventure alternatif, ses spécialités sont l’auto-stop, le CouchSurfing, le vélo solaire et le voyage solo au féminin.

Sarah qui s’est lancée en sac-à-dos Vietnam avant de faire un tour du monde. je m’appelle Sarah. Trentenaire blogueuse et journaliste, j’ai changé de vie pour voyager la majeure partie de l’année et vous faire partager ma passion. Entre deux aventures, je pose mes valises à Joinville-le-Pont sur les bords de Marne près de Paris. Le blog de Sarah

Emily crée son blog « Travel and Film » car elle est passionnée de voyages et de cinéma. En 2008, elle décide de réaliser son rêve en partant faire le tour du monde en solo pendant un an! Asie, Océanie, Amérique du Sud. Travel land Film

Petite introduction

Cela fait environ deux ans que je me pose la question de savoir si oui ou non prendre une année pour moi, avant le début de mes études pour bouger de Paris, cœur de la course et du stress. Voilà un an que ma décision a été prise. En vue un départ pour l’Ecosse qui finalement me paraît trop proche de chez moi. J’ai envie et besoin de partir à l’inconnu, avec mes petites économies et mon gros sac-à-dos. L’Amérique Latine fut finalement le choix final.

Voilà grande nouvelle, départ le Dimanche 1er octobre 2017 de Charles de Gaulle en avion pour un aller direct pour Bogotà !